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Rendez-vous dans le Vaucluse...

mercredi 2 juin 2010, par Rachel Garcia

Le mercredi 24 mars nous avions rendez-vous à 7h15 pour aller une journée dans le Vaucluse. La journée dans la Vaucluse a mal débuté car trois ou quatre élèves dont moi-même étions en retard tout comme le car, qui arriva avec 20 minutes de retard.
La route était très longue, et moi pendant ce temps je dormais tandis que madame Garcia me prenait en photo.

Arrivés à fontaine du Vaucluse nous avons monté une pente pour aller voir d’où provenait l’eau de la Sorgue avant d’aller au musée qui nous en expliquerait davantage.
Amina nous fait part de ses sensations « Celle-ci était intrigante presque comme irréelle à cause du son. Ce son était tel un train passant à toute vitesse. Et pourtant, au début ce que je voyais c’était une eau très calme : surplombée par une grande falaise…Mais en montant davantage ce que je vis fut une eau si rapide qu’elle faisait penser à une cascade. »
Grâce à nos connaissances, on a conclu que l’eau de la Sorgue sortait par des trous et que la roche dominante était le calcaire. Aux pieds de la source nous nous sommes posés une question : est ce la roche ou l’eau qui était là avant ? Et si je me souviens bien, c’était la roche.

C’est au musée que nous avons pu en savoir plus.
En fait l’eau provenait du haut des montagnes, puis elle descendait dans des fissures car sur sa route elle croisait la roche imperméable, l’eau était donc obligée de s’arrêter ou de se faufiler. « Mais ce qui est étrange ici, remarque Amina, c’est que cette eau qui constitue la fontaine du Vaucluse et qui ressort de la roche ne descend pas, elle monte ! C’est à dire que l’eau circule dans la roche mais comme la molasse est imperméable l’eau ne passe pas à travers, elle s’engouffre dans une fissure et avec la force des eaux qui arrivent l’eau qui était à l’intérieur se trouve poussée et ressort de la roche.
En temps de pluie et quand l’eau monte le puits est rempli et l’eau descend très rapidement. Dans le cas contraire le puits n’est pas rempli et l’eau qui s’échappe vient des fissures et donc descend. C’est le moment des basses eaux. Au moment des hautes eaux elles débordent sur le lit de la Sorgue. »
Cette eau provient donc d’une fissure dans la roche. Les spéléologues ont voulu aller voir quelle était la profondeur de ce trou. Amina se souvient... « Tout a commencé en 1878 avec un pied lourd c’est-à-dire un scaphandre ( ancêtre de la combinaison ). Quelques années plus tard, Cousteau découvre le puits jusqu’aux quatre-vingt dix mètres de profondeur. Ensuite avec le télénaute un "appareil guidé" plus sophistiqué, prêté par un ami, il descend jusqu’à cent six mètres. Se trouvant devant un endroit étroit il préféra ramener l’appareil en bon état. Puis Hasenmayer prend le relai et il atteint deux cents cinq mètres de profondeur .C’est ici que l’homme s’est arrêté. Ceux sont les robots qui ont permis d’atteindre les trois cent huit mètres. Ceux-ci s’appellent : SORGONAUTE jusque deux cent quarante cinq mètres et les MODEXA et SPELENAUTE arrivent à trois cent huit mètres de profondeur. »
Cette fontaine fait donc trois cent huit mètres de profondeur, enfin c’est la mesure connue aujourd’hui. ..elle est surement plus profonde mais personne ne s’y est encore aventuré..

Après avoir enfin connu la vérité sur la provenance de l’eau de la Sorgue nous somme allés visiter la grotte. Cette fameuse grotte est une reconstitution qui représente cinq années de travail. Le but était de nous sensibiliser à la spéléologie, à savoir à l’étude des grottes, des sous-terrains...
Entrés dans la grotte, nous avons tout de suite été impressionnés. La guide nous a d’abord expliqué quels étaient les risques lorsqu’on fait de la spéléologie. Ensuite elle nous a montré les animaux qui vivent dans les grottes, comme la chauve souris, ou autre cavernicole....la chauve souris est un animal important pour nous, car en été elle mange les moustiques. Le protée, lui, est blanc, long et ne supporte pas la lumière car il n’a pas d’œil.
Dans cette grotte nous avons aussi vu des reconstitutions de traces humaines, des traces de pieds des hommes de la préhistoire ainsi que leurs peintures rupestres qui m’ont fasciné. Les peintures rupestres sont des dessins faits par l’homme préhistorique illustrant les animaux de l’époque ainsi que des « choses » que nous n’arrivons pas à identifier. Ils resteront donc mystérieux.
A la fin nous avons découvert une collection de stalagmites et stalactites.
Rihem nous explique... « Les stalagmites se forment à partir de petits débris de calcaire puis ces débris vont être entraînés par l’eau passant dans les fissures. Petit à petit ils se forment et deviennent comme de belles fleurs. Les stalactites elles, se forment à partir des stalagmites car, lorsque qu’une stalagmite se brise, petit à petit les stalactites se forment. Ce sont des espèce protégées, car les stalagmites mettent beaucoup de temps, au moins un siècle pour être aussi grandes. Cela m’a fait pensé à des profondeurs du désert. » Moi, certaines me faisaient penser aux nageoires de la raie, d’autres, à des feuilles d’arbre et ou encore à des épées.

Après être sortis de cette fabuleuse visite au musée nous sommes allés faire du papier et ce papier nous l’avons fabriqué comme au moyen-âge.
Arrivés à l’intérieur de la boutique et du lieu de fabrication du papier nous nous sommes demandés comment fabriquer du papier sans utiliser de bois... Et bien, il y a longtemps, pour fabriquer du papier les hommes utilisaient du tissu et de l’eau.
Sarah nous raconte comment notre classe a pu fabriquer son propre papier...
« Un artisan nous a reçus et nous a montré comment utiliser les méthodes anciennes. Nous avons appris que le papier qu’il fabriquait était crée à partir de tissus certes, mais plus exactement de chiffon de chanvre, de coton ou de lin. Mais comment ça marche ?
C’est dans la salle des piles à mailler que commence la première étape .
Au tout début les chiffons ficelés passent dans deux machines qui vont faire des chiffons de la pattes. L’une grâce à la force de l’eau de la Sorgue qui passe dans une roue, l’autre grâce au frottement. Elles vont alors transformer le chiffe en patte à papier.
La première machine marche à l’énergie hydraulique, le courant de la rivière va déclencher les roues qui elle vont à leur tour déclencher les maillets qui vont frapper alternativement contre le tissu trempé dans de l’eau.
La deuxième machine s’appelle la pile à cylindre, hérissée de lames coupantes et d’une planche garnie de clous.
Cette machine est beaucoup plus rapide que la précédente. Elle broie le tissu en quelques heures alors que l’autre mettait plusieurs jours à le faire .
Ensuite grâce a des moules, la pâte à papier va prendre la forme d’une feuille. Il n’y a plus qu’à laisser un peu évaporer l’eau dans la feuille. Une fois la feuille plus solide, l’étendre grâce à des épingles.
Une fois la feuille sèche ses bords seront un peu déformés c’est pourquoi on va utiliser une machine qui découpe la feuille pour lui donner une belle forme .
Et voilà tout ce que nous avons fait sauf que nous au moment du séchage, nous avons laissé, grâce à de la rouille ( de la terre ), l’emprunte de nos mains sur notre feuille.
J’ai été très contente d’avoir créer ma feuille de papier à la façon ancienne, j’ai trouvé ça assez drôle. Je languis de recevoir ma feuille. »
A la fin de cette activité j’avais envie d’en fabriquer à nouveau et d’en faire mon métier !

Après cet atelier nous sommes allés manger prés de la maison de Pétraque. Pétraque est l’un des grands poètes qui a choisi la Sorgue pour être inspiré. Il était fou amoureux d’une fille appelée Laure,celle-ci l’aimait aussi. Cela l’a poussé à s’installer à Vaucluse (ancien nom du village Fontaine du Vaucluse) et à la mort de Laure, Pétraque était très très très malheureux. Il ne lui survécut que quelques années puis il mourut à son tour.

Anastasia se souvient surtout de la suite...« Puis enfin le moment qu’on attendait tous, nous sommes allés à la neige !!! C’était sur le mont Ventoux, et comme le car a mis beaucoup de temps pour franchir les virages nous n’avons pas pu faire les activités, nous sommes allés directement nous amuser !
Je me suis trop amusée à lancer des boules de neige sur mes camarades et surtout sur madame Revest.T. Je me suis régalée à glisser avec les sachets plastiques, tout le monde surtout moi, était mouillé et gelé de froid mais ce n’était pas grave parce qu’on rigolait ! Cette journée est à refaire ! »
Moi aussi j’ai trouvé cela très amusant, surtout quand on a lancé des boules de neige sur madame Garcia !

Cette sortie m’a beaucoup plu, car j’ai vu une source très connue et que je ne connaissais pas. La visite de la grotte m’a aussi beaucoup intéressé car cela parlait d’histoire et l’histoire est ma matière préférée. Et le papier... j’ai adoré !!!!!!!!! Sans parler de la neige ! Merci de nous avoir fait cette sortie, je m’en souviendrai longtemps...

Cet article a été écrit par Ali Mohamed, à son ossature ont été ajoutés certains paragraphes de Sarah B, Anastasya, Rihem, Amina et Sarah K.

Portfolio

  • Arrivée à Fontaine du Vaucluse
  • La fabrication du papier
  • Le papier que l'on a fabriqué
  • Anastasya au mont Ventoux
  • Medhi
  • Rihem
  • Sheik
 
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