Pythéas
Collège
Marseille
 

La responsabilité de la France

jeudi 26 janvier 2012, par Rachel Garcia

À travers sa présence militaire, sa coopération technique, ses services diplomatiques et culturels, la France est en prise directe avec le point de vue et l’action des élites au pouvoir et avec la réalité du pays en général.
En particulier dès 1990 le risque de génocide est relevé par l’ambassadeur Martres , et de nombreux documents internes font apparaître la connaissance étendue qu’avaient les autorités françaises des massacres de Tutsi et du développement de campagne de haine contre les Tutsi.

Entre 1990 et 1994 grâce principalement au soutien de la France, l’armée rwandaise passe de 5 500 à 35 000 hommes. Les troupes françaises entraînement des troupes, y compris des miliciens civils, elles conseillent et encadrent les troupes du gouvernement rwandais. Des miliciens Interamwhe ont pu aussi être formés par les conseillers français, notamment dans le camp de Bagogwe.

De plus, la France fournit des armes par plusieurs canaux (vente d’armes par des groupes installés en France, cessions directes et indirectes de matériels de l’Armée française ; au total la France a fourni la plupart des armes lourdes, des véhicules d’assaut, des armes lourdes et des hélicoptères utilisés par le gouvernement rwandais pendant la guerre contre la FPR). Ces armes ont bien evidemment eu un impact sur le génocide.
Enfin, des militaires français ont contribué aux contrôles de cartes d’identité entre octobre 1990 et 1993. A la même période de nombreux contrôles de ce type ont été l’occasion de l’élimination de personnes étiquetées tutsi.
Les autorités françaises ont gardé ces engagements militaires largement secrets.

Hadjaoud Badredinne

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